Alors que la décision de retirer les finances à la Conseillère d’Etat Valérie Dittli s’est avérée nécessaire, force est de constater que le subséquent remaniement départemental freine l’avancée de certains grands dossiers. En parallèle, de nombreuses réorganisations sont envisagées ou opérées au sein de directions et de services, en engageant parfois des moyens disproportionnés et sans qu’un suivi adéquat soit toujours mené. Ainsi, outre la Direction générale des finances, la Direction générale du territoire et du logement, la Direction générale de la santé, et la Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires ont entre autres vécus ou sont amenées à vivre des changements importants.
En anticipation du budget 2026 déficitaire, de nombreux secteurs avec des besoins avérés en personnel ne peuvent plus engager. Cette situation inacceptable précarise l’accès à des prestations nécessaires à la population vaudoise, en particulier pour la classe moyenne et les plus précaires. Par exemple, le délai pour obtenir les subsides à l’assurance maladie (LaMal) s’allonge, ce qui entraine une hausse des sollicitations au Bureau cantonal de médiation administrative et probablement des difficultés concrètes pour les personnes concernées. Faute de moyens humains supplémentaires, ce dernier a dû restreindre ses activités, ouvertes à toute la population. Ceci est d’autant plus inquiétant du fait du délai de carence de six mois pour les remplacements de postes décidé unilatéralement par le Conseil d’État en décembre 2025, dont les effets ne seront pleinement visiblement qu’à fin 2026.
Le rapport CoGes met en exergue plusieurs situations qui questionnement en termes d’économicité. Ainsi, la CoGes relève une fois de plus des lacunes de communication et de coordination entre la Direction générale des immeubles et du patrimoine et les départements utilisateurs. Tout comme l’année précédente, le chantier de la prison de la Tuilière – qui a entraînée et entraînera des demandes de crédits complémentaires – est en particulier pointé du doigt. Le PSV désapprouve également que des fonds provenant des contribuables soient mobilisés pour empêcher la publication d’un document d’intérêt public telle que l’ordonnance de classement à la suite du retrait de la plainte du président sortant de la CFR1 visant la Conseillère d’Etat Valérie Dittli.
Ce rapport de la CoGest confirme aussi des craintes évoquées depuis toujours par le PSV; les mesures d’austérité ont des conséquences réelles sur le quotidien des services et des gens, et risque de pousser vers davantage de précarisation et d’affaiblissement du service public. Une baisse d’impôt supplémentaire aurait indéniablement pour conséquence d’aggraver une situation déjà tendue.
Le PSV appelle le Conseil d’État à se concentrer sur la priorité de l’État, qui doit avant tout rester le maintien et le développement de prestations publiques. De plus, il espère qu’à l’avenir la répartition départementale des départements sera plus harmonieuse, dans l’intérêt de la population.
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